Prévention et accompagnement des assurés

Assurancemaladie

Santé de la femme : améliorer le suivi grâce aux sages-femmes

La prévention et l’accompagnement des assurés dans la préservation de leur santé sont au ceur des missions de l’Assurance Malade de Moselle. Aussi, face au constat que de moins en moins de femmes effectuaient un suivi gynécologique régulier, elle a décidé de mener une large campagne de prévention auprès des mosellanes.

1) Santé de la femme, un enjeu de santé publique

La santé des femmes ne se limite pas au dépistage du cancer du sein ou du col de l’utérus, ni à la grossesse. Au niveau biologique, les femmes sont touchées par des pathologies et des syndrômes spécifiques (endométriose, choc toxique…) dont elles n’ont pas toujours connaissance. C’est pourquoi un suivi régulier par un professionnel de santé spécilisée est important.

Chaque femme devrait pouvoir, aujourd’hui, parler librement de gênes, douleurs, inconforts qu’elle peut ressentir afin d’y remédier et de trouver une qualité de vie optimale. Qu’il s’agisse de sexualité, de contraception, de règles ou encore d’hormones, les problématiques auxquelles sont confrontées les femmes sont nombreuses. C’est pourquoi l’accès à un professionnel de santé spécialisé dans le suivi de la santé de la femme est devenu un véritable enjeu de santé publique.

2) Etude sur le recours au gynécologue libéral & démographie

En 2018, environ 30 % des femmes âgées entre 15 et 65 ans n’ont pas consulté un gynécologue. Parmi celles-ci, les tranches d’âge les plus impactées sont les plus de 65 ans, qui représentent à peine 12 %  des consultations, et les moins de 25 ans, qui elles représentent seulement 11 % des consultations auprès d’un gynécologique.

De plus, depuis 2013, on constate chaque année une diminution du nombre de bénéficiaires d’une consultation chez les gynécologue, environ 17 % sur 5 ans.

En parallèle, le nombre de gynécologues en exercice sur le territoire diminue lui aussi, passant de 78 en 2013 à 61 en 2021. Ainsi on compte en moyenne 1,8 gynécologue pour 10 000 femmes en Moselle. Un chiffre inférieur à la moyenne nationale qui est de 2,2.

Enfin, la problématique de la gynécologie libérale est également une problématique géographique car ces professionnels de santé sont concentrés sur un petit nombre de communes : plus de 75% d’entre eux sont regroupés sur 5 communes. ne facilitant pas leur accès sur l’ensemble du territoire.

 

Sur les 23 Etablissement Publics de Coopération Intercommunale qui composent notre territoire, 13 en sont dépourvus. Ce manque d’homogénéité de la répartition des professionnels sur le territoire engendre une grande disparité et crée une inégalité d’accès aux soins des femmes.

3) Une solution : le recours à d'autres professionnels de santé

a) Les médecins généralistes

Ils réalisent actuellement 3 % des frottis. Cet acte est généralement effectué par des médecins femmes et a nettement progréssé depuis 2014 : + 50 %. Cependant, si quelques médecins traitants réalisent un suivi gynécologique auprès de leur patientèle, cela ne représente qu’une infime partie de la profession. Ils sont davantage sollicités pour une orientation médicale et vont coordonner la prise en charge vers un spécialiste, notamment une sage-femme libérale.

b) Les sages-femmes

Le rôle des sages-femmes ne se limite pas au suivi de grossesse et post-grossesse. Depuis 2009, le suivi gynécologique des femmes fait aussi partie des compétences médicales des sages-femmes : contraception, sexualité, ménopause… Néanmoins, il s’agit là d’un rôle méconnu alors que les sages-femmes disposent d’un véritalbe atout : leur présence sur le territoire mosellan.

 

Alors que certains secteurs sont dépourvus de médecins gynécologues, les sages-femmes, elles, sont présentent sur 21 des 23 EPCI de la Moselle, avec une présence forte sur les secteurs de Bouzonville-Sierck-les-Bains et dans le sud messin. L’engouement pour cette profession est tel depuis 2013, que le nombre de sages-femmes libérales qui exerce en cabinet est passé de 73 en 2013 à 110 aujourd’hui. Leur activité progresse continuellement avec des pratiques qui se développent. C’est le cas par exemple du frottis :

  • depuis 2016, l’activité de frottis des sages-femmes a progressé de +210% ;
  • en 2018, plus de 49 000 frottis ont été réalisés par des professionnels libéraux exerçant en Moselle : près d’un frottis sur 10 a été réalisé par une sage-femme libérale.

4) Une campagne de communication pour informer les femmes

Parce que le suivi de la femme concerne toutes les femmes, quel que soit leur âge ou leur catégorie socio-professionnelle, la campagne de communication de l’Assurance Maladie de Moselle couvre l’ensemble du territoire mosellan et s’affiche partout !

a) Une campagne print

Dans les zones urbaines grâce à un affichage sur les réseaux de bus messins et sarregueminois, de septembre à octobre. En zone urbaine et péri-urbaine par le biais d’un affichage dans les abri-bus et sur les axes routiers des communes de :

  • Forbach
  • Hagondange
  • Sarrebourg
  • Thionville

b) Une campagne digitale

Qui permet de relayer des messages plus complets et de diffuser des témoignages de patientes ayant connu une prise en charge efficace par des sages-femmes.

 

Sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et YouTube) par le biais de posts et de vidéos, mais aussi sur les sites féminins grâce à des bannières renvoyant vers une landing page dédiée.

c) Un relais dans les salons de coiffure et instituts esthétiques

Lieux d’accueil privilégiés des femmes, mais aussi lieux d’écoute, de conseil et de partage, les salons de coiffure et les institus esthétiques nous paraissaient être des relais privilégiés pour nos messages de prévention au sujet de la santé de la femme.

 

C’est pourquoi nos équipes ont noué de partenariats avec plus de 500 d’entre eux sur toute la Moselle. Y seront ainsi diffusés des flyers, des affiches et des stickers avec QR Code renvoyant vers la landing page dédiée à la campagne de prévention.

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