L'ALIMENTATION

L’alimentation est influencée par de nombreux facteurs : culturels, sociologiques, économiques, environnementaux, biologiques,…

Chaque personne a une relation particulière à son alimentation. De même le terme « Bien manger » n’a pas la même signification pour tout le monde.

Quelques paramètres qui composent la routine de l'alimentation

  • Le nombre quotidien d’épisodes de consommation alimentaire
  • L’horaire des consommations (jour et heure)
  • La durée des consommations
  • La durée des intervalles entre les consommations
  • La taille des consommations
  • Le contenu nutritionnel des consommations
  • La microstructure (mastication, déglutition, vitesse) des consommations
  • Les circonstances des consommations (lieu, environnement sonore, visuel, etc,..)
  • Le nombre de personnes présentes lors de la consommation
  • L’humeur avant et après la consommation
  • Le caractère agréable de la consommation
  • L’hydratation : 1l à 1.5l par jour

Les besoins nutritionnels ne diminuent pas avec l'âge

contrairement aux idées reçues

L'alimentation doit être variée, équilibrée et adaptée

tant au niveau quantitatif que qualitatif

La dénutrition

  • Le déséquilibre alimentaire,
  • La mauvaise répartition des apports au cours de la journée,
  • La perte d’appétit,
  • Une fatigue,
  • Une alimentation insuffisante,
  • La perte de poids,
  • Des changements environnementaux et psycho-sociaux :

favorisent par la répétition, l’apparition ou l’aggravation des maladies et un risque de dénutrition compliquée de facteurs de risques (risque de chutes, d’ostéoporose, troubles digestifs, diminution de la déglutition, …)d’où l’intérêt d’agir dès les premiers signes  d’alerte.

La dénutrition peut déclencher un cercle vicieux susceptible d’aggraver la fragilité et de conduire à la perte d’autonomie. Toutefois il est réversible.

La dénutrition touche 4 à 10% des personnes âgées vivant à domicile.

Quels sont les facteurs de risque ?

  • Des difficultés pour préparer les repas et se servir,
  • des difficultés pour faire les courses,
  • l’isolement,
  • les habitudes alimentaires peu variées et l’hydratation insuffisante,
  • des problèmes financiers,
  • des problèmes bucco-dentaires, (peu ou pas de dents, appareil dentaire cassé ou non adapté, douleurs…)
  • une hygiène bucco-dentaire insuffisante ou absente,
  • des troubles de la déglutition, des fausses routes, des toux intempestives,
  • des prises de nombreux médicaments,
  • des troubles olfactifs et gustatifs,
  • des troubles de la cognition (oublis, …) et de l’humeur (dépression),
  • des addictions (alcool, tabac,…)
  • dertaines pathologies (cancer, diabète,…)

Quels sont les signes cliniques de la dénutrition ?

La perte de poids

Toute perte de poids doit alerter

Si votre perte de poids est supérieure à 5% du poids du corps en 1 mois ou supérieure à 10% en 6 mois.

Calcul de la perte de poids : poids actuel moins le poids du mois dernier (ou d’il y a 6 mois) X 100.

L’indice de la Masse Corporelle

La formule de calcul est :
IMC = Poids / Taille x Taille
Avec :
  • La taille en mètres
  • Le poids en kilogrammes

Par exemple:
  • si vous mesurez 1,60 m et que vous pesez 60 kg, votre IMC = 60 / 1,6 x 1,6 soit 60 / 2,56 soit 23,4
  • si vous mesurez 1,60 m et que vous pesez 80 kg, votre IMC = 80 / 1,6 x 1,6 soit 80 / 2,56 soit 31,2
  • si vous mesurez 1,80 m et que vous pesez 80 kg, votre IMC = 80 / 1,8 x 1,8 soit 60 / 3,24 soit 24,7

l’IMC doit être calculé seulement chez les adultes de 18 à 65 ans. Il ne doit pas être considéré comme fiable chez certaines catégories de personnes :
  • femmes enceintes ou allaitant
  • bodybuilders car il ne tient pas compte de la masse musculaire
  • géants et nains..

Le suivi préconisé

Une pesée une fois par mois
en notant le poids sur un carnet de surveillance

Un relevé des apports alimentaires
sur 3 jours

Une prise en charge nutritionnelle précoce

La prise en charge nutritionnelle sera d’autant plus efficace qu’elle est précoce !

Elle est

PREVENTIVE 

  • surveiller l’état nutritionnel
  • repérer et agir sur les facteurs de risque,

 

GLOBALE 

  • tous les professionnels de santé et Aidants sont concernés
  • intérêt d’associer avec une activité physique

 

PERSONNALISEE 

  • conseils alimentaires diététiques en fonction de chaque situation.
  • se faire plaisir et diversifier pour plus de plaisir

C’est triste de manger tous les jours la même chose .

Garder le goût des bonnes choses, se faire plaisir est tout aussi important que se nourrir.

Si vous n’êtes pas trop inspiré(e), le site « mangerbouger.fr» a mis en place une application « la fabrique à menus » qui vous concocte des menus hebdomadaires en fonction des critères que vous lui imposez. Non seulement, la fabrique à menus vous donne des recettes, mais elle établit aussi la liste des courses.

Quelles solutions proposées ?

Alerter le médecin traitant ou un professionnel de santé ou un intervenant à domicile avec qui vous êtes en relation.

Le médecin pourra vous orienter vers :

Un orthophoniste

Si la dénutrition est en lien avec une suspicion de troubles de la déglutition (fausses routes alimentaires, toux pendant les repas).

L’orthophoniste aide les personnes de tous âges présentant des difficultés de parole, de langage, de communication, d’apprentissage et de déglutition (action de mastiquer ou d’avaler) afin de favoriser leur autonomie, leur bien-être et leur intégration dans leurs milieux de vie.

Pour traiter les troubles de la déglutition – les fausses routes alimentaires, l’orthophoniste réalise une évaluation de la posture, donne des conseils sur l’ambiance des repas, des textures. Il est en mesure de proposer une prise en charge adaptée. La rééducation orthophonique consiste à stimuler et renforcer la musculature bucco-faciale.

Une diététicienne

Pour revoir l’alimentation, au besoin l’enrichir ainsi que les règles hygiéno-diététique 

Un chirurgien-dentiste

Pour un bilan dentaire, adapter l’appareil dentaire et/ou évaluer les douleurs, revoir les règles hygièno-diététiques et l’état de la brosse à dent :

Le vieillissement peut entraîner : une diminution du flux salivaire – une baisse de la sensibilité du goût – une fragilité des dents – une rétraction des gencives – des muqueuses fragiles.

Il est possible de garder une bouche saine tout au long de sa vie par des mesures simples, par un suivi et une hygiène bucco – dentaire réguliers.

Les facteurs de risque sont : alcool et tabac (favorisent l’apparition de tumeurs buccales) – médicaments.

Il est nécessaire de consulter le chirurgien – dentiste au moins une fois par an, même en l’absence de douleurs, même en l’absence de dents naturelles.

Un pharmacien

Pour une réévaluation de la pertinence des médicaments

Un programme d’Education Thérapeutique du Patient

Pour  vous aider à la prise en charge nutritionnelle ETP Dénutrition et/risque de chutes

Une prise en charge des pathologies sous-jacentes

Quelques liens utiles

Parlez en à votre médecin traitant ou à votre spécialiste

Aller au contenu principal